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15/9/2019
HomeAction publique - Finances publiquesFilière forêt-bois : l’état des lieux de Gilles Simeoni lors de la dernière séance de l’Assemblée de Corse

Filière forêt-bois : l’état des lieux de Gilles Simeoni lors de la dernière séance de l’Assemblée de Corse

La filière bois en Corse représente 280 entreprises et près de 500 emplois, auxquels s’ajoutent 827 entreprises et plus de 1500 emplois partiellement consacrés au bois. Lors de la dernière session publique de l’Assemblée de Corse, Gilles Simeoni est revenu sur les actions menées par la Collectivité territoriale pour la structuration et le développement de cette filière, jugée stratégique pour la Corse. Il répondait à une question de Maria Guidicelli, au nom du groupe Prima a Corsica.

La Conseillère territoriale a commencé par rappeler les actions menées par la mandature précédente pour la structuration de la filière bois, identifiée depuis 2011 comme un choix économique stratégique :

  • Structuration de l’Interprofession avec la création de la structure LEGNU VIVU
  • Tenue des Assises du Bois
  • Plan de relance de la filière par la valorisation de la ressource, le développement des entreprises, la formation et la communication.
  • Adoption de « la stratégie territoriale pour le développement économique de la filière forêt et bois en Corse »

En réponse, et après avoir reconnu que « les choses ne vont pas toujours aussi vite » que la Collectivité de Corse le souhaiterait, Gilles Simeoni a rappelé les difficultés importantes de cette filière : diminution de la production et importation massive. Le président du Conseil exécutif a ensuite dressé un état des lieux des actions menées dans ce domaine.

Simplification administrative

Gilles Simeoni avait annoncé lors de l’Assemblée générale de l’interprofession Legnu vivu de mai 2016, la création d’un guichet unique pour faciliter les démarches des professionnels. Dans sa réponse, le président de l’exécutif indique que la Collectivité territoriale de Corse dispose désormais d’une personne ressource en la personne d’Olivier Riffard. M. Riffard doit notamment jouer ce rôle en mobilisation l’Agence de développement économique de la Corse (ADEC), l’Agence de développement durable, d’urbanisme et d’énergie de la Corse, l’Office du développement agricole et rural de la Corse, et la présidence du Conseil exécutif.

Premiers résultats des deux appels à projets

Un appel à projet pour le renforcement de la compétitivité de ces entreprises de la filière bois a été lancé en mai 2017. 3,5 millions d’euros de budget étaient prévus dont :

  • 500 000 € pour le volet « ingénierie – prospection – innovation »
  • 3 millions d’euros pour le volet « développement des installations et soutien aux investissements »

Au total, 14 projets ont été proposés dans le cadre de cet appel, pour une demande d’investissements de 19 M€ d’investissements. Pour Gilles Simeoni, cela atteste du sérieux des projets et d’une réelle dynamique entre les attentes, les projets privés et les appels à projets.

Relance du projet biomasse

Le SRCAE avait fait des filières relatives à la biomasse (bois énergie et, parallèlement, bois matériau) une priorité pour atteindre les objectifs de production d’énergie. L’objectif fixé était de 6 MW électrique pour un productible d’environ 50 GWh/an. Selon la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), cela nécessiterait de mobiliser plus de 60 000 tonnes de bois par an. Afin de limiter les impacts sur la ressource brute, une réflexion devait être menée pour optimiser la fourniture de combustible bois par les filières de recyclage et de valorisation des biodéchets, notamment issues des activités de la première et de la deuxième transformation (scierie-charpente).

Gilles Simeoni a confirmé une révision des besoins en combustible bois à la baisse pour « rendre ce projet compatible avec les ressources de la forêt corse ».  Le chiffre a ainsi été « divisé par deux environ ».

Vers une certification du bois de Corse ?

L’Assemblée de Corse rappelait en 2016 l’objectif d’une certification « bois de Corse », notamment pour répondre aux normes écologiques et sociales responsables. Une proposition de cahier des charges ayant même été faite suite à des travaux de l’ODARC.

Selon Gilles Simeoni, le cahier des charges de la marque « bois de Corse », a été validée par le comité de pilotage, et une première communication sur des réalisations en bois local pourra être lancée cet automne. C’est donc une étape importante vers l’établissement d’une certification des bois locaux, sur le modèle des bois des Alpes.

Autres initiatives

Le président du Conseil exécutif a par ailleurs rappelé plusieurs initiatives en cours pour la filière bois :

  • Le projet de production de granulés de bois porté par la SAEML Corse Bois Energie, qui serait « bien avancé »
  • La mise en place d’une animation spécifique sur le bois énergie porté conjointement par l’association des communes forestières et la coopérative forestière privée Silvacoop
  • L’équipement de bâtiments publics en chaufferie bois, avec le renouvellement en cours de celle de la cité scolaire du Fiumorbu et le lancement de deux études de faisabilité
  • Le lancement d’une réflexion sur le dispositif Dynacorsebois, pour fédérer les acteurs autour de la valorisation du bois énergie dans les forêts privées et publiques

Pour aller plus loin

[Photo de couverture par Pascal Poggi – licence Creative Commons]

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